Liens où le Domaine Monnier est référencé:
- Annuaire Officiel des professionnels de la BIO
- Site Officiel du Vin du Jura
- Vinogusto
- 75cl.info
- Association Bien Boire
Article paru dans le Progrès du vendredi 1er février 2008. Ecrit par Marilyne Gautronneau.
"Je sors du rang" dit le viticulteur biologique.
Travailler la vigne selon les principes de la biodynamie et ne plus utiliser de produits chimiques.
De l'audace pour atteindre un meilleur produit sans se ruiner la santé.
"JE SUIS UN VITICULTEUR extrême bio" averti d'emblée le jeune professionnel, lancé dans le travail de la vigne il y a trois ans. Grégory Monnier cultive ses parcelles sur les hauteurs de Nevy-sur-Seille. Il a obtenu la certification "viticulteur biologique" mais cela ne lui suffit pas. Alors que la charte biologique autorise l'utilisation de souffre et de cuivre, traitement préventif contre le mildiou et l'oïdium, ces champignons attaquant feuilles et grappes, le viticulteur s'ingénue à faire sans. "Au début, je pulvérisais en moyenne 12 Kg de souffre par hectare mais j'ai senti des gênes respiratoires et des maux de tête. J'ai réduit à 2 Kg car j'étais inquiet pour ma santé." Sa méthode pour compenser ? "Des plantes pour soigner des plantes". Une fois par semaine, il s'attelle à la préparat
ion de tisanes à la bardane, la sauge, les consoudes, l'ail... Les feuilles sont macérées et mélangées à du petit lait. "Je gagne sur les dépenses par rapport à l'achat de produits chimiques. A terme, je souhaite ne plus utiliser du tout de souffre ou de cuivre".
Pour l'heure, les résultats ne sont pas encore probants. "Je sais que certains de mes collègues pensent que de se permettre d'avoir des maladies lorsqu'on est débutant, c'est aller au casse-pipe. Je suis dans une vision de long terme. Peu à peu, ma vigne va se déshabituer des produits chimiques, je la force à développer d'autres résistances." Pour poursuivre dans sa logique, il fertilise aussi ses parcelles à l'aide d'un purin d'orties préparé par ses soins. "J'ai même dû ralentir le dosage car j'ai vite été dépassé par la vigueur du feuillage, sans parler du goût du vin qui en ressort amélioré."
Grégory Monnier a découvert cette méthode de culture lors d'une formation avec Pierre Masson. "J'ai pu vérifier l'efficacité de la biodynamie au vert vif des feuilles et à la couleur or des raisins, le sol aussi a une texture plus granuleuse."